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Le VTT électrique se démocratise en montagne

publié le 08/12/2015

Après avoir séduit le milieu urbain, le vélo électrique attire également l’attention des passionnés du tout terrain. En effet 77 500 VTT à assistance électrique ont été vendus en 2014, soit une hausse 37% (hausse constante sur 6 ans). A ce jour une très grande majorité des constructeurs ont un VTT électrique dans leur catalogue.

Les stations en montagne s’adaptent et travaillent leur offre afin de répondre aux besoins de ces nouveaux pratiquants. Par ailleurs la Fédération Française de Cyclisme a reconnu cette pratique en toute légitimité le 24 janvier 2015, des compétitions y sont même organisées sous son égide.

 Pratiquants et modes de pratiques du VTT électrique

vtt montagneLes pratiquants de VTT AE viennent de différents horizons. On retrouve beaucoup de familles mais aussi des personnes qui souhaitent s’initier à la pratique du VTT sans pour autant avoir une excellente condition physique. Des anciens pratiquants de VTT, comme les séniors s’y retrouvent également et renouent avec leur passion. Les plus jeunes s’y mettent aussi en ayant pour objectif de couvrir de très longue distance en un temps réduit, ce qui n’est pas évident avec un VTT classique. Bref, le VTT électrique s’adresse à un public très large.

Ce type de pratique peut se faire sur l’ensemble des sites labélisés par la Fédération Française de Cyclisme (FFC) qui disposent de parcours balisés à cet effet. Les stations de montagne et les « Bikeparks » proposent également de nombreux parcours. Les parcours adaptés aux VTT électriques sont généralement assez roulant et leur technicité varie en fonction du balisage de la piste. En revanche il y a très rarement de gros obstacles nécessitant du portage.

Le début des compétitions en VTT électrique

L’année 2015 a vu naitre la première compétition de VTT AE sous l’égide de la FFC. Il s’agit d’un challenge national organisé en deux épreuves qui se sont déroulés à Blausasc et Millau dans le Sud de la France. Le format de course utilisé est celui de l’enduro qui consiste à parcourir plusieurs spéciales descendantes sur une journée, les liaisons se faisant bien entendu en vélo.

Afin d’éviter toute disparité, le règlement apporte des précisions sur le matériel autorisé. Les concurrents ont droit à une seule batterie par journée de course. La puissance maximum autorisée est de 250W.

Ces premières épreuves ont recensé une vingtaine de pratiquants, ce qui est plutôt timide compte tenu du vivier de pratiquants de VTT électrique. Mais restons patients il ne faudra pas s’étonner de voir d’avantage d’épreuves inscrites au calendrier l’année prochaine, peut être sous d’autres formats moins élitistes que l’enduro.