Recommend to a friend
print

Triche dans le cyclisme : la peur véridique du vélo à moteur

publié le 13/04/2015

triche cyclismeLe monde de la triche sportive est souvent révélateur de la maturité de certaines techniques en utilisant les progrès technologiques afin d’améliorer les performances et les résultats.

Récemment, L’UCI (Union Cycliste Internationale) à montrer une vive inquiétude face aux rumeurs d’utilisation de vélos à moteur électrique lors de différentes épreuves.

Ce qui pouvait apparaitre comme de la science-fiction il y a 10 ans devient un risque réaliste.

La technologie et le sport : je t’aime, moi non plus

L’usage de la technologie dans le sport représente une vielle histoire d’amour et de rancunes.

La science a permis de modifier les matériaux et les pratiques pour améliorer la fiabilité des équipements, mais surtout les performances dans différentes pratiques sportives :

Ce ne sont que quelques exemples. La science s’invite également dans les entrainements : alimentation mesurée et calculée en fonction des sports pratiqués, temps d’efforts et de repos font états d’analyses complètes, on note plus récemment la généralisation de la cryothérapie pour favoriser la récupération du sportif.

Mais une autre donnée entre en compte : qu’est-ce que qui peut faire partie de la compétition et qu’est-ce qui doit être considérée comme de la tricherie ?

Les inquiétudes de l’UCI sur l’usage de moteurs

Un point est considéré facilement comme de la triche : les produits dopants : amélioration des performances contre une vie avenir plus difficile et plus courte, ou simplement pour devenir indétectable aux analyses traditionnelles. Ces méthodes sont interdites pour de très bonnes raisons.

dopage cyclismeC’est une bataille constante qui se joue entre tricheurs et régulateurs. Plus récemment, des inquiétudes persistantes de l’UCI concernent une nouvelle pratique : l’utilisation de moteurs pour améliorer le coup de pédale. En d’autre mots, l’utilisation d’une technologie très similaire à celle des vélos électriques dans le cadre de compétitions sportives.

Le 22 mars 2015, lors du tour d’Italie, les inspecteurs de l’UCI ont procédé au démontage de vélos pour examens complets. Ce qui pouvait paraitre pour de la science-fiction devient de plus en plus un scénario probable suite aux évolutions technologiques : amélioration des moteurs silencieux et de leur taille ou amélioration du ratio taille/performances des batteries.

La possibilité de cacher des assistances au pédalage semble préoccuper réellement l’UCI et alimente ce qui semble être bien plus que des rumeurs.

L’aide mécanique des cyclistes est encore plus redoutée que le dopage : oublié l’effort d’entrainement rigoureux ou le risque pour la santé. La tricherie prend une nouvelle dimension. Si aucun vélo à assistance électrique n’a été retrouvé suite aux contrôles, les inspecteurs semblent vouloir mettre de plus en plus la pression sur une potentielle pratique. Les tricheurs chercheront toujours comment détourner les améliorations technologiques à leur profit…