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Du vélo électrique au dopage technologique

publié le 01/02/2016

C’est une grande première dans l’histoire du cyclisme, le premier cas de dopage mécanique a été descellé le dimanche 31 Janvier 2016. De plus l’enjeu de la compétition était de taille, il s’agissait des championnats du monde de cyclo-cross. 

Nous en parlions déjà dans un article précédent. Ce qui était une hypothèse devient réalité. C’est la Belge Femke Van den Driessche qui est accusée de fraude. Celle-ci a été contrainte d’abandonner une épreuve suite à un problème mécanique qui a éveillé les premiers soupçons et a donné suite à un premier contrôle.

Le résultat est tombé : la Belge est accusée d’avoir utilisé un vélo équipé d’un moteur électrique dissimulé.

 Un nouveau combat pour l’Union Cycliste Internationale

tricherie véloSuite à l’arrivée du britannique Brian Cookson en septembre 2013 à la tête de l’Union Cycliste Internationale, de nombreux combats ont été mené pour redorer l’image du cyclisme dans le monde. Notamment au sujet du dopage, du passeport biologique et surtout de la place des femmes dans les différentes disciplines du cyclisme.

Ainsi l’ère des micros et nanotechnologies embarquées engendrent de nouvelles dérives.  Par le passé de nombreux doutes ont déjà plané sur certaines épreuves, mais le premier cas de dopage technologique a été avéré ce weekend. De ce fait les compétiteurs doivent s’attendre à des contrôles plus fréquents et plus poussés par l’UCI.

Femke Van den Driessche plaide non coupable

L’accusée, Femke Van den Driessche s’est effondrée face aux journalistes,  aux caméras et nie son implication dans ce processus de fraude technologique. Elle affirme qu’il s’agit d’une faute technique de la part de son équipe et qu’elle aurait roulé sur le vélo d’un « ami » suite à une erreur d’inattention d’un mécanicien qui lui aurait remis un vélo autre que le sien.

Ces raisons semblent pour le moment très floues. En effet les vélos des cyclistes de haut niveau ont une ergonomie réglée au millimètre près et il est difficile de concevoir que la coureuse aurait pu prendre le départ sur le vélo d’un autre sans s’en apercevoir.

Une commission d’enquête a été saisi afin d’inspecter cette équipe de fond en comble et d’en savoir davantage sur les faits. La jeune femme de 19 ans dit ne pas avoir peur de celle-ci et réclame que la vérité soit dévoilée le plus rapidement possible.