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Le bike polo / le polo à vélo

publié le 26/08/2015

Né du classique polo à vélo sur gazon aux règles bien établies, le hardcourt bike polo, dont la pratique explose aujourd’hui sur le bitume des grandes villes du monde entier, symbolise tout un état d’esprit : celui du sport de rue, alternatif, aux règles mouvantes, synonyme d’innovation et de liberté. À vous d’y apporter votre contribution si le pédalier vous démange !

Du cheval à la bicyclette : le polo du pauvre

vélo poloImaginé en Irlande, dès 1891, par Richard James Mecredy, le bike polo s’est très vite démocratisé, offrant une alternative populaire au très select polo à cheval. Discipline reconnue par les différentes fédérations cyclistes, le polo à bicyclette se pratique à deux équipes de cinq joueurs sur gazon, sous le contrôle d’un arbitre à pied. En deux périodes de trente minutes, il s’agit, comme pour le polo d’origine, de marquer le maximum de buts à l’aide d’un maillet propulsant une balle en cuir.

De nombreuses épreuves officielles se déroulent à travers la planète, dont un championnat international annuel où s’affrontent depuis 1996 les meilleures équipes nationales du monde.

Du gazon au béton : le bike polo urbain

À Seattle aux États-Unis, à la fin des années 1990, une nouvelle pratique s’émancipe du gazon et s’invite sur les parkings, les courts de tennis ou les terrains de street hockey. Le hardcourt bike polo est né, surfant sur la vague en vogue des sports de rue. Le phénomène gagne très rapidement toutes les grandes villes américaines, puis l’Europe et le reste du monde.

bike véloQui dit sport de rue dit mouvance et évolution permanente, mais quelques principes fondamentaux s’imposent malgré tout : deux équipes de trois joueurs, des périodes de dix minutes, ou bien arrêt du match dès lors qu’une équipe a marqué cinq buts. Et, bien sûr, pénalisation de tout joueur posant un pied à terre.
L’esprit du bike polo urbain implique le sens de la débrouille : pas de maillet réglementaire pour diriger la balle en plastique rigide, mais, la plupart du temps, un simple bâton de ski fixé à un tronçon de tube en PVC.

Quant au deux-roues, il n’est pas, lui non plus, standardisé. Certains optent pour le pignon fixe, d’autres pour la roue libre. Des moyeux dits “flip-flop” autorisent même l’alternance des deux formules selon les envies, par simple retournement de la roue arrière.

L’engouement gagnant, le hardcourt bike polo se structure en associations, avec organisation de tournois plébiscités par un public conquis.
C’est un sport en constante évolution. À quand des matchs de bike polo en vélo électrique ?! Mais cela risque d’être considéré comme de la triche